Versus vitæ

Un mot pour une année,
un vers pour une décade,
un poème pour une vie.

De Jeanne d’Arc à Amy Winehouse en passant par Confucius et Molière, ce recueil regroupe soixante-quinze micro-biographies versifiées et diversifiées. La vie de chaque personne est distillée, ramenée à l’essentiel et condensée en autant de mots qu’elle a compté d’années.

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couverture du livre : Nicolas Graner, Versus vitæ, sur un fond formé d'une multitude d'emojis bleus

Quelques pages au hasard

Élisabeth II
(1926 – 2022)

Dès l’âge de dix ans héritière du trône,
Avant comme après guerre on la forme au métier.
À la mort de son père elle obtient la couronne
De sept états, pas moins, aux yeux du monde entier.
Par la suite, elle sait être à la fois discrète
Et très présente, en temps de deuil comme de fête.
Elle aime les chapeaux, les chevaux et les chiens.
De Churchill à Liz Truss, elle aura vu quinze hôtes
À Downing Street. Sa cote est toujours des plus hautes
Quand au bout d’un long règne elle quitte les siens.

Suzanne Lenglen
(1899 – 1938)

La Divine à vingt ans s’impose à Wimbledon
Puis gagne tous ses matchs en simple, en mixte, en double.
Quand la star se fait pro, sa carrière se trouble :
On vient voir tant son jeu que ses jupes fashion.

Alexandre Pouchkine
(1799 – 1837)

Jeune homme pas très beau, mal aimé par sa mère,
Il subit pour ses vers un exil bien cruel.
Dans Eugène et Boris sa langue est forte et claire.
Plus grand poète russe, il meurt dans un duel.

Raymond Poulidor
(1936 – 2019)

Fils de fermiers creusois, à vélo dès l’enfance,
Après ses vingt-quatre ans c’est en pro qu’il se lance.
Il grimpe au moins dix fois le podium d’un grand tour.
Il est comme Anquetil le grand champions du jour
Et quand au Tour de France il rate la victoire,
Même sans maillot jaune il a droit à la gloire.
Sous le nom mal choisi de l’Éternel Second
On aime ce bon gars qui n’est jamais bougon
Tant les « vas-y Poupou ! » restent dans la mémoire.

Anne Sylvestre
(1934 – 2020)

Elle quitte le nom de son père, un vichyste,
Pour s’en faire un à elle en chantant Rive Gauche.
Pendant que, de la crèche à la fin de l’école,
Ses disques à succès font le bonheur des mioches,
Elle offre à un public un peu plus progressiste
Des chansons où l’on rêve, on lutte, on aime, on viole,
Qu’on ne sait où classer à part en « féministe ».
Un peu sorcière aussi mais pas comme les autres,
Ceux qui doutent lui siéent mieux que les bons apôtres.